L'antisémitisme s'immisce dans les manifestations anti-pass sanitaire en France

Capture d'écran BFMTV.

Comparer l’incomparable. Chaque samedi, dans les cortèges anti-pass et anti-vaccin qui défilent dans les rues de Paris, les manifestants comparent — à travers des pancartes et des slogans — leur situation à celle des juifs lors de la Seconde guerre mondiale. Une provocation loin d’être anodine, assure Le Monde: elle révèle l’essor d’un antisémitisme décomplexé.

Pourquoi c’est inquiétant. Le 7 août dernier, une ex-membre du Front national, Cassandre Frisot, brandissait une pancarte avec l’inscription «mais QUI». En réalité, ces deux mots — qui désigneraient les «responsables» de la crise sanitaire — représentent un code destiné à répandre la parole antisémite sur les réseaux sociaux. Dès la mi-juin, Pierre de Brague, rédacteur en chef d’Egalité et Réconciliation (le site d’Alain Soral), accompagne le tweet de Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, par cette question précise. Depuis, les tweets du genre se succèdent et sont repris à foison par les internautes.

Aujourd’hui, les associations anti-racistes et représentatives de la communauté juive appellent à la vigilance en France. Lors des rassemblements contre les mesures sanitaires, les symboles antisémites semblent être tolérés. Mais encore, certains manifestants ont collectivement exprimé leur soutien à Cassandre Frisot.

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