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L'Amérique désunie à l'entame d'un «moment Pearl Harbour»

Keystone / Stefani Reynolds

Toute intervention de Donald Trump suppose de démêler l’intox du fait, la provocation du bluff. Le 31 mars, le président américain a toutefois fait preuve de sincérité en annonçant «deux mauvaises semaines» à venir pour le pays. Dans son sillage, chacun y est allé de sa métaphore, l’administrateur fédéral des services de santé publique, Jerome Adams, allant jusqu’à évoquer un «moment Pearl Harbour», en référence à l’attaque japonaise qui avait précipité l’entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. Mais à la différence des affaires militaires, qui placent la Maison-Blanche au cœur du dispositif, la pandémie de Covid-19 propulse les gouverneurs des Etats sur le devant de la scène, lesquels fustigent le manque de coordination nationale dans la gestion de la crise.

Pourquoi c’est important. Désormais considérés comme l’épicentre de l’épidémie, les Etats-Unis comptent davantage de personnes contaminées que l’Italie et l’Espagne réunis, les deux pays les plus touchés d’Europe. Les atermoiements de l’administration Trump dans la phase initiale de propagation, en particulier les dénégations du président sur la menace constituée par le virus, apparaissent au grand jour. Sa crainte de nuire à l’économie pourrait lui coûter cher, car cette fois-ci, le succès de sa politique n’est pas indexé au Dow Jones, mais au nombre de décès.

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