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Interdiction des thérapies de conversion: Vaud trace «une ligne rouge»

A Lausanne, Rebecca Ruiz, conseillère d'Etat vaudoise, et Karim Boubaker, médecin cantonal, lors de la conférence de presse sur l’interdiction des thérapies de conversion, le jeudi 7 juillet 2022 à Lausanne. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Elles n’ont de thérapies que le terme. Les «thérapies» de conversion — un ensemble de pratiques qui visent à changer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne — seront bientôt interdites dans le canton de Vaud. Les autorités sanitaires ont présenté ce matin 7 juillet, à Lausanne, un nouvel article de loi condamnant ces méthodes. Le texte sera inscrit dans la loi sur la santé publique cantonale, sitôt qu’il aura été approuvé par le Grand Conseil. Au cours des cinq dernières années, une dizaine de situations a été identifiée sur le sol vaudois par les associations.

Pourquoi c’est un marqueur fort. En formalisant un article de loi — le premier en la matière en Suisse —, Vaud veut faciliter l’engagement de poursuites contre les auteurs de ces mauvais traitements. Il s’agit aussi d’envoyer un signal dissuasif à tout professionnel de santé, organisation ou personne qui se livrerait à ces pratiques délétères, nées dans les années 1970 aux Etats-Unis. Plus encore, le canton désire encourager les victimes à se reconnaître comme telles et à en parler.

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