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Inquiète d'une deuxième vague, la pharma collabore comme jamais contre le coronavirus

AbbVie a renoncé à ses brevets pour une combinaison d’antiviraux potentiellement efficace contre Covid-19./Keytone/ Tannen Maury

Face à la pandémie, l’industrie pharmaceutique est mobilisée comme jamais: 187 tests diagnostiques, 141 médicaments et 121 vaccins sont en cours de développement. Selon les professionnels de l’industrie, les entreprises font front commun et s’épaulent. C’est en partie vrai mais la compétition n’a pas disparu. Quatre mois après le début de la crise, on relève une myriade d’initiatives mais rien qui ressemble à un projet fédérant les acteurs. Les efforts actuels seront-ils suffisants pour faire face à une possible deuxième vague à temps, avec la contrainte supplémentaire de devoir fournir le monde entier à un prix abordable?

Pourquoi c’est inédit. Le modèle économique de l’industrie biopharmaceutique repose sur un monopole provisoire —le brevet sur un traitement dure en général vingt ans—, destiné à compenser les coûts et les risques investis en recherche et développement. D’où une vive compétition en amont, pour accéder au marché avant la concurrence. Mais l’enjeu de la production de masse et l’urgence de la crise obligent l’industrie à nouer des formes inédites de collaboration, via des programmes pré-existants ou de nouvelles alliances. Reste la question de qui paiera et aura accès à ces innovations lors de l’accès au marché.

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