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Il serait plus légitime de placer Genève sur la liste des zones à risque que la France voisine

Heidi.News, nor/mir. Sources: ECDC (25.08.2020), OFSP rapport hebdomadaire semaine 34 (26.08.2020), Santé publique France - Observatoire Géodes (22.08.2020), Robert Koch Institut (25.08.2020), innosol.at (24.08.2020), Wikipédia (26.8.2020). Remarque: les données relatives aux régions italiennes sont des estimations faites à partir des taux d’incidence sur les 7 derniers jours (seules disponibles en ligne).

La carte ci-dessus recense toutes les incidences (nombre de cas par 100'000 habitants lissé sur deux semaines) les plus récentes des régions frontalières à la Suisse.

Le fait que la France ait dépassé, ce week-end, le seuil des 60 nouveaux cas positifs de Covid-19 pour 100’000 habitants au cours des 14 derniers jours a ouvert la porte à toutes sortes de spéculations: la France bientôt sur la liste des pays à risque? Menace de quarantaine en revenant de France? Fermeture potentielle des frontières? Et qu’en est-il de la situation avec nos voisins allemands, italiens, autrichiens? Les conjonctures vont bon train. Analyse chiffrée et différenciée de la situation.

Pourquoi tout ce remue-ménage. Ce serait la première fois, depuis le déconfinement, qu’un pays frontalier à la Suisse serait placé sur la liste des pays à risque de la Confédération. Or, cette décision ne serait pas sans poser de problèmes au niveau de sa mise en œuvre et bouleverserait le quotidien de dizaines de milliers de personnes. 332’177 frontaliers, dont 183’243 résidant sur territoire français, traversent quotidiennement la frontière pour travailler en Suisse. Les échanges – commerciaux, touristiques, culturels – sont intenses entre pays limitrophes.

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