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«Il est inadmissible de reléguer les patients anorexiques en fin de chaîne de la vaccination»

Centre de vaccination Sanitrade à Genève (image d'illustration). Alors que les vaccins continuent de limiter l'avancement des campagnes, les personnes atteintes de troubles de l'alimentation graves, ou de troubles psychiatriques en général, ne sont pas considérées comme un groupe prioritaire pour la vaccination en Suisse. | Keystone / Martial Trezzini

Dans le canton de Genève, la campagne de vaccination contre Covid-19 est ouverte aux adultes vulnérables depuis fin février. Ce qualificatif s’applique notamment aux personnes atteintes d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires, d’obésité ou de diabète. En revanche, il n’inclut pas automatiquement les personnes souffrant d’anorexie sévère. Une aberration pour Sophie Nicole, directrice de la Clinique Belmont à Genève, qui dénonce la situation de 80 patientes de son institution, gravement atteintes.

Pourquoi il y a de la colère. Selon Sophie Nicole, la situation est intenable: les patientes en question, âgées de 16 ans à 45 ans, sont en sous-poids grave avec des faiblesses cardiaques et immunitaires et sont, depuis plusieurs mois, privées de visites. Sollicitée, la pharmacienne cantonale, Nathalie Vernaz ne rentre pas en matière. Elle explique suivre l’ordre de priorités établi par l’OFSP et précise que les données récentes ne mettent pas en évidence de risque accru de Covid-19 grave chez les patients anorexiques.

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