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Hong Kong: la contestation politique à l'heure du coronavirus

Cette semaine, dans un centre commercial de Hong Kong. (Keystone/AP Photo/Vincent Yu)

Tout rassemblement de plus de quatre personnes est interdit à Hong Kong depuis le 29 mars. La décision du gouvernement local fait suite à une explosion des cas importés de Covid-19. Elle met un peu plus à genou une opposition à l’élan entravé par le virus depuis janvier. Les manifestations de contestation, étaient depuis lors en sommeil, elles sont désormais techniquement interdites. Mardi 31 mars, quelques dizaines d’opposants ont toutefois bravé l’interdit. La police a procédé à une vingtaine d’arrestation.

Pourquoi on vous en parle? Des centaines d’entreprises internationales ont basé leur siège régional dans le centre financier, en partie parce que l’ex-colonie britannique jouit en théorie d’un haut degré d’autonomie depuis son retour dans le giron chinois en 1997. Ce statut particulier, résumé sous le principe «un pays, deux systèmes», offre des systèmes législatif, juridiques et économiques spécifiques. Il doit courir en théorie jusqu’en 2047. Or, un projet de loi au printemps 2019 a mis le feu aux poudres. Il prévoyait des extraditions vers la Chine.

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