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Folles enfances: «Le médecin ne s’est jamais inquiété de ce qui se passait à la maison»

Image d'illustration. Composition X, 1939, Vassily Kandinsky. | wassilykandinsky.net / Courtoisie

(4/5) L’enfance à l’ombre de la maladie psychique. Les enfants de personnes atteintes de trouble psychique sont nombreux, mais rarement pris en considération. Cinq adultes, âgés de 23 à 45 ans, sortent du silence pour raconter une maladie qui n’est pas la leur, mais qui a façonné leur quotidien. Des histoires magnifiques de résilience, mais qui signent aussi, parfois, d’inquiétants échecs de société. Après avoir connu l’enfer, Agathe*, 45 ans, milite désormais pour une meilleure reconnaissance du vécu de ces enfants. 

«L’isolement, la singularité, la honte, des comportements agressifs et toujours beaucoup d’émotions, imprévisibles.» C’est avec ces mots qu’Agathe décrit son enfance, à Vevey, auprès de sa mère atteinte de troubles bipolaires, d’un léger retard mental ainsi que des problèmes d’addiction à l’alcool et aux médicaments.

A 45 ans, elle travaille à présent dans le milieu de la psychiatrie et a intégré un collectif qui vise, notamment, à sensibiliser les soignants aux vécus des enfants qui grandissent à l’ombre d’un trouble psychique. Pour éviter que d’autres aient à grandir dans les mêmes conditions qu’elle, qui est complètement passée entre les mailles du filet.

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