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Folles enfances: «J’ai grandi sans amour»

Image d'illustration. The Last Judgment, Vassily Kandinsky, 1912. | wassilykandinsky.net / Courtoisie

(3/5) L’enfance à l’ombre de la maladie psychique. Les enfants de personnes atteintes de trouble psychique sont nombreux, mais rarement pris en considération. Cinq adultes, âgés de 23 à 45 ans, sortent du silence pour raconter une maladie qui n’est pas la leur, mais qui a façonné leur quotidien. Des histoires magnifiques de résilience, mais qui signent aussi, parfois, d’inquiétants échecs de société. Sarah, 35 ans, a dû apprendre à gérer sa mère qui refuse de se faire soigner. 

Sarah est pharmacienne. A 35 ans, elle habite à Genève où elle a grandi et élève aujourd’hui ses deux enfants de 4 ans et 21 mois. La jeune femme, d’origine iranienne, revient de loin. «Je n’ai jamais manqué de rien au niveau matériel, mais j’ai grandi sans amour», résume-t-elle, d’entrée, devant sa webcam.

Il y a deux ans encore, elle évitait soigneusement de parler de la maladie de sa mère, schizophrène, devant ses collègues et ses amis. Depuis, elle a pris la parole dans un podcast et les mots sont devenus moins lourds à porter, même si la souffrance, elle, est toujours là. Sarah:

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