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Finir sa vie comme à la maison, l'intéressant modèle de la Maison de Tara

Dans le jardin de la Maison de Tara, à Chêne-Bougeries. | Courtoisie

Avant, Sabine Murbach travaillait dans la finance, pour une société de négoce. Aujourd’hui, elle côtoie la mort au quotidien. Sabine Murbach est directrice de la Maison de Tara, une résidence palliative qui permet aux personnes en fin de vie de décéder «comme à la maison». Rencontre au coin du jardin de la belle bâtisse, à Chêne-Bougeries dans le canton de Genève, où la vie a une saveur particulière.

Pourquoi on y est allé. La Maison de Tara, qui a soufflé ses dix bougies au mois d’octobre 2021, propose un modèle unique en Suisse, d’inspiration hollandaise. Non-médicalisée, la structure fonctionne grâce aux bénévoles que la fondation à but non lucratif forme, elle-même, à l’accompagnement des personnes en fin de vie.

Une vingtaine de personnes décèdent chaque année entre les murs de la maison. Elles n’ont pas besoin d’être hospitalisées, mais ne peuvent pas non plus rester chez elles — par manque de ressources ou parce qu’elles ne veulent pas être une charge pour leurs proches.

Heidi.news — Vous travaillez depuis dix ans à la Maison de Tara. Est-ce qu’on finit par s’habituer à la mort?
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