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Les interrogations sur l’application de traçage de l’EPFL, favorite de la Confédération

L’application de contact tracing DP-3T a fait l’objet de plusieurs tests par l’armée sur le campus de l’EPFL./KEYSTONE/Laurent Gillieron.

La Commission des institutions politiques du Conseil national a demandé en fin de semaine que l’application de contact tracing destinée à identifier les personnes à risque de contagion au Covid-19 obtienne une base légale avant son déploiement en Suisse. Cela concerne directement l’application DP-3T développée par les écoles polytechniques et privilégiée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Même si son architecture décentralisée garantit mieux que d’autres la vie privée des utilisateurs, elle soulève des interrogations techniques et surtout politiques.

Pourquoi c’est important. Les parlementaires ne se sont pas contre le principe d’une application de traçage pour gérer l’après-confinement. Mais ils s’interrogent sur des possibilités de détournements, sur la fiabilité des informations récoltées et sur la manière dont elles seront gérées avec des centaines de personnes potentiellement alertées chaque fois qu’un nouveau cas sera diagnostiqué.

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