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L’extrême vulnérabilité des femmes de ménage et des nounous face au confinement

Keystone / Ennio Leanza

Cet article est le premier volet d'une série d'enquêtes sur les métiers qui passent entre les mailles du filet social et sanitaire mis en place par les autorités face à la crise du coronavirus.

Elles vivent un cauchemar. Elles, car ce sont des femmes à une écrasante majorité. Depuis le déclenchement de cette crise sanitaire sans précédent, des milliers de femmes de ménage et de nounous sont subitement privées, à Genève, de tout ou partie de leurs revenus. Venues d’Amérique latine ou des Philippines, ces femmes, le plus souvent sans-papiers, sont prises dans une trappe accentuant leur précarité.

Pourquoi la situation est alarmante. Si le secteur domestique est indispensable à l’économie locale, la plupart de son personnel se déploie sans filet de sécurité. Employant entre 8000 et 10’000 personnes dans le canton, dont plus de 50% cotiseraient aux assurances-sociales, assurance-chômage comprise, l’économie domestique est exclue des mesures prise par le Secrétariat à l’économie (Seco) pour limiter la casse sociale. Faute de pouvoir payer leur loyer, le coronavirus pourrait bien les conduire à la rue.

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