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Euphorie chez les infirmières et infirmiers de Suisse

Yvonne Ribi, secrétaire générale de l’ASI tombe dans les bras d'une partisane de l'initiative le 28 novembre à Berne.| Keystone / Peter Klaunzer

Qu’importent les barrages de police, le grondement des manifestants contre la Loi Covid dans les rues voisines et la perspective morose des semaines à venir. Ce dimanche 28 novembre, au 10 Parkterrasse à Berne, il n’y a que de la joie chez les soignants. Les défenseurs de l’initiative sur les soins infirmiers sont en fête. Pour la première fois en quarante ans, le peuple suisse a dit «oui» à une initiative issue d’un syndicat en acceptant le texte «Pour des soins infirmiers forts» à 61% des voix. Plongée dans un bain d’euphorie, au restaurant Grosse Schanze, où les partisans s’étaient donné rendez-vous.

Ce que le «oui» signifie. Les soins infirmiers intègrent la Constitution. Il revient désormais au Parlement d’élaborer — dans un délai de quatre ans — la mise en œuvre du texte, qui demande d’accorder aux infirmiers de meilleures conditions de travail, plus d’autonomie ainsi qu’un soutien à la formation. En attendant, le Conseil fédéral devra prendre des mesures transitoires dans les mois à venir pour lutter contre la pénurie du personnel de soins. Au-delà de la forte valeur symbolique de la votation de ce jour — ce n’est que la 24e initiative populaire adoptée au niveau fédéral en 130 ans —, reste donc à savoir comment le texte sera interprété par les chambres.

Sous les flocons bernois, la joie. Ils ont sorti les ballons, les posters, les badges, les autocollants et, surtout, leur plus beau sourire. Il n’est pas encore midi et déjà les partisans de l’initiative se congratulent sous les lustres du Grosse Schanze, à proximité de l’Université de Berne.

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