En Suisse, une explosion d'encéphalites à tiques

Une tique femelle | Keystone / Gaetan Bally

2022, l’année à tiques? En Suisse, les chiffres inquiètent. Début septembre, plus de 300 personnes avaient contracté le dangereux virus de l’encéphalite à tiques, rapporte 24 Heures.

Pourquoi c’est alarmant. Il y a dix ans à la même période de l’année, les cas d’encéphalite à tiques (ou méningo-encéphalite verno-estivale), n’atteignaient pas la centaine, s’alarme le quotidien vaudois.

En Suisse, les tiques sont responsables de deux infections principales: l’encéphalite à tiques, pour laquelle un vaccin existe, et la maladie de Lyme (ou borréliose).

La première, causée par des virus, peut entrainer des complications importantes, comme une méningite ou une paralysie. Son retour en force pourrait trouver sa cause dans les fortes chaleurs de cet été, qui font proliférer les tiques et le virus avec elles, précise 24 heures.

Faible taux de vaccination. Les virus de l’encéphalite à tiques se trouvent dans les glandes salivaires de l’acarien et sont immédiatement transmis en cas de piqûre. De fait, une extraction rapide de l’animal ne suffit pas à protéger l’humain.

Pour lutter contre l’encéphalite à tiques, le vaccin reste donc la meilleure solution. La vaccination nécessite trois doses (hors rappel), après lesquelles la probabilité de protection complète est supérieure à 95% pendant une dizaine d’années.

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La vaccination est recommandée dès 6 ans pour la population résidant dans une zone à risque et présentant un risque d’exposition. A noter que les zones à risque ont été étendues en 2019 à l’ensemble de la Suisse — à l’exception des cantons de Genève et du Tessin — suite à l’augmentation du nombre d’encéphalites ces dernières années.

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