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En Suisse comme ailleurs, la reprise économique prendra la forme d’un «L»

Les restaurants et bars ne sont pas prêts de fonctionner normalement. Keystone / Peter Klaunzer

Jusqu’à mi-avril, les scénarios de sortie de crise économique envisageaient encore l’option d’une trajectoire rapide, en V, grâce à un effet de rattrapage. De façon très schématique, cet effet désigne la mécanique par laquelle le canapé que le consommateur n’a pas pu acquérir en mars, lorsque les magasins étaient fermés, sera acheté en septembre. L’impact du confinement est si profond qu’aujourd’hui, les prévisions écartent cette possibilité et privilégient une reprise en forme de L – un retour lent au sentier de croissance initial.

Pourquoi la reprise sera lente. Le Secrétariat à l’économie (Seco) vient de réviser ses prévisions à la baisse: il anticipe un recul du PIB de 6,7% pour l’année 2020 – le plus important depuis 1975 – et un taux de chômage atteignant 3,9%. Les incertitudes vont limiter les dépenses des ménages, tandis que les exportations suisses vont souffrir de la baisse de la demande auprès des principaux partenaires commerciaux. La croissance estimée de 5,2% pour l’année prochaine ne compensera pas la perte de valeur ajoutée de l’exercice en cours.

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