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En prison, des détenus accros à la prégabaline mettent les médecins sous pression

Des gardiens de Champ-Dollon dans un couloir de la prison. Comme ailleurs en Suisse, la prégabaline est populaire chez les détenus. | Keystone / Salvstore Di Nolfi

Les prisons suisses sont confrontées à une demande croissante de prégabaline, un médicament addictif détourné pour ses effets psychotropes. Face à des détenus parfois prêts à tout, les médecins sont mis à rude épreuve.

«Je ne sais pas quoi faire, alerte Christian Lanz au combiné. Ils menacent de se suicider, me mettent la pression. Je suis seul, sans directives sur lesquelles m’appuyer.» Le médecin légiste, ancien médecin cantonal du Jura, exerce aujourd’hui en milieu carcéral dans le canton de Soleure. Depuis des mois, explique-t-il, nombre de détenus réclament de la prégabaline.

La tendance dépasse de loin les frontières du petit canton alémanique: ce médicament — un antiépileptique aussi employé contre l’anxiété — fait fureur dans toutes les prisons suisses, en raison de ses effets psychotropes et de la dépendance qu’il induit. Laissant parfois le personnel médical démuni.

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