| | Interview

«En mars et avril, des EMS ont dû utiliser des sacs poubelles comme protection pour les soignants»

Couverture du livre «La Première vague», Ed. Slatkine.

«La Première vague» est une enquête menée par 14 journalistes de la cellule enquête de Tamedia, au cœur de la crise du coronavirus en Suisse ce printemps. On y voyage dans tout le pays, du laboratoire de Laurent Kaiser à un lac gelé au-dessus d'Engelberg; d'un caveau d'une troupe du Carnaval de Bâle à la mansarde où le maire de Chiasso s'est isolé, ayant lui-même attrapé le virus. On y apprend aussi comment un SMS de Christian Levrat à Alain Berset a été décisif pour faire fermer les écoles du pays. Titus Plattner, l’un des co-auteurs du livre paru aux Editions Slatkine, revient sur l’utilité d’un tel ouvrage, alors que l’épidémie n’est pas terminée.

Heidi.news – A quoi ça sert de revenir sur la première vague de l'épidémie en Suisse?

Titus Plattner – Les articles dans les médias ont une durée de vie extrêmement brève. Même les articles de fonds. Avec ce livre, nous pouvons aller bien au-delà de ce que le journalisme au quotidien peut apporter. Cette période a eu tellement d’impact sur la vie des habitantes et habitants de ce pays qu’il nous a paru nécessaire de consigner ce qui s’est passé dans une chronique, en prenant un maximum d’angles très différents. Nous avons cherché à expliquer comment les décisions qui continuent de bouleverser nos vies ont été prises. Les souffrances que le virus a causées, en Suisse aussi. Et comment une catastrophe majeure a été évitée.

On y découvre la manière dont les autorités fédérales ont traité l'urgence. Certaines décisions ont été prises en dix minutes, notamment la fermeture des écoles. Un SMS de Christian Levrat à Alain Berset a été déterminant. D'autres exemples de ce type foisonnent. En quoi c'est utile d'avoir accès à ces détails?

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