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EN GRAPHES – Les indicateurs de la pandémie de coronavirus en temps réel, en Suisse et dans le monde


Exceptionnellement, nous avons décidé de mettre cet article et ces graphes à disposition gratuitement tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie en cours et mieux la comprendre.

L’épidémie de Covid-19 s’installe en Europe, qui est désormais l’épicentre de la pandémie, ainsi qu’en Suisse. Les chiffres évoluent toutefois très vite, au jour le jour. Cet article présente ainsi plusieurs courbes d’évolution de l’épidémie, certaines étant mises à jour automatiquement et quotidennement pour fournir une information la plus à jour possible.

Pourquoi on en parle. Les pays, européens ou non, où l’épidémie s’est déclarée plus tard peuvent être tentés de s’estimer non concernés. Mais la contagion n’est pas un phénomène linéaire, ainsi que l’a montré l’exemple de l’italie. Jusqu’à ce que soient établies des mesures efficaces (ou à défaut, qu’environ 60% de la population soit contaminé), le nombre de cas évolue en fait de façon exponentielle.

A l’intérieur de la Suisse. Heidi.news met régulièrement à jour un graphe rendant compte non seulement du taux de mortalité, mais également du pourcentage de guérison dans plusieurs pays dont la Suisse.

Afin de fournir une information plus précise, voici le nombre de cas confirmés dans chaque canton. Les informations sont mises à jour quotidiennement sur la base des travaux de Daniel Probst.

La Suisse par rapport à l’Europe (et au reste du monde). Ce graphe, extrait des travaux de Max Roser, Hannah Ritchie et Esteban Ortiz-Ospina pour OurWorldInData, présente l’évolution du nombre de cas confirmés de Covid-19 en Suisse, Italie, France, Allemagne et Espagne. Il est mis à jour quotidiennement.

Le graphe précédent a toutefois un biais de taille: sa dépendance aux politiques de test au Covid-19 entreprises par les différents pays, puisqu’il montre le nombre de cas confirmés, et non pas le nombre de cas réels. Ce nombre est donc vraisemblablement sous-estimé.

Pour cette raison, il faut aussi raisonner sur l’évolution du nombre de morts de la maladie, par pays. Sur ce second indicateur, il peut y avoir des effets de seuil, la mortalité montant brusquement lorsque les capacités d’accueil d’un système de soin national sont dépassées. Là aussi, le graphe s’actualise tous les jours.

L’évolution de l’épidémie. Pour appréhender l’évolution du nombre de cas ou de décès, la représentation classique sur une échelle linéaire ne suffit pas: il faut recourir à l’échelle logarithmique (où chaque graduation correspond à une multiplication par 10). Ceci permet de simplifier l’analyse de l’augmentation du nombre de cas: il suffit alors de comparer la pente de la courbe d’un pays à celle de la pente des droites correspondant à un doublement du nombre de cas tous les jours, tous les deux jours, etc, pour connaître ses tendances d’évolution future.

Le graphe ci-dessous, obtenu à partir des données de l’Université de Johns Hopkins, allant jusqu’au 14 mars, explique comment lire cette évolution selon l’échelle logarithmique.

Ce deuxième graphe, construit selon le même principe, est pour sa part actualisé quotidiennement.

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