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En France voisine, le Covid-19 pose la question de la fin de vie dans les maisons de retraite

Prachatai/Creative Commons/Flickr

Face à la pandémie de coronavirus, les personnes âgées sont particulièrement à risque. Et encore plus particulièrement lorsqu’ils résident en structure spécialisée, qui peuvent vite se transformer en foyers de contagion. La semaine dernière, Sylvie (prénom anonymisé), médecin en EHPAD (l’équivalent français des EMS) s'exprimait dans notre Point Coronavirus sur la bonne préparation de son établissement face à l’épidémie de Covid-19. Mais la situation évolue défavorablement. «Changement d’atmosphère total», a-t-elle depuis précisé, pudiquement.

De nouveaux témoignages croisés (anonymisés, identités et lieux de travail connus de la rédaction), notamment celui d’une autre médecin en maison de retraite et d’une infirmière en soins palliatifs dans une autre région française frontalière de la Suisse, posent la question de l’accompagnement thérapeutique en fin de vie pour les patients âgés qui seront trop affaiblis pour supporter une intubation en cas de syndrome de détresse respiratoire aiguë. Et dessinent les choix difficiles que les soignants auront à faire, dans un contexte de tension sur l’approvisionnement de certains médicaments... Car la question ne concerne pas seulement les anesthésiants utilisés pour l’intubation, mais aussi les sédatifs utilisés pour soulager les malades Covid-19 en fin de vie.

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