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En France, le confinement printanier pourrait causer des milliers de morts par cancer

Une patiente passe une radiothérapie à l’hôpital de Triemli à Zurich en novembre 2018. | Keystone / Gaetan Bally

En France, le réseau hospitalier Unicancer estime que le ralentissement des soins occasionné par l’épidémie de Covid-19 pourrait causer une surmortalité de 1000 à 6000 décès imputables au cancer dans les années à venir. Ces travaux, dont Le Figaro se fait le relais, ne sont pas encore publiés, mais ont été présentés lors d’un point presse ce mardi 8 décembre. Ils pointent une diminution de 23,3% du nombre de patients cancéreux pris en charge entre mars et juillet 2020 par rapport à la même période en 2019.

Pourquoi c’est notable. Ces travaux – bien qu’à prendre avec des pincettes car ils ne tiennent pas compte de la situation actuelle – mettent en lumière un pan des dommages collatéraux occasionnés par l’épidémie qui étaient, dans un premier temps, difficilement quantifiables. Comme pour de nombreuses maladies, l’arrêt de certaines activités de dépistage, la réticence de la population à aller consulter par peur de l’infection ou encore le report d’opérations (en France, l’Institut national du cancer annonce que plus de 30’000 chirurgies oncologiques ont été repoussées de mars à aout 2020) coûtera cher à la lutte contre le cancer.

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