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Durant la pandémie, mieux valait être suisse

Dans les unités de soins intermédiaires du CHUV en janvier 2022. | Keystone / Gaetan Bally

Les personnes sans passeport à croix blanche ont été plus durement touchées par le Covid-19 que les citoyens suisses. C’est le rude constat de chercheurs suisses et allemands qui ont étudié la surmortalité associée au Covid-19 en 2020, en se basant sur les données de l'Office fédéral de la statistique. Chez les citoyens suisses âgés de 65 à 74 ans, l'augmentation des décès en 2020 par rapport à 2019 a été de 2,2%, alors qu'elle était de 20,9% chez les personnes étrangères du même âge, montre cette étude récente, mandatée par Mediendienstes Integration et reprise par le Blick.

Pourquoi c’est important. Le profil socio-économique des personnes décédées du Covid-19 reste un grand inconnu de la crise sanitaire. Cette étude apporte des éléments de réponse précieux. Les auteurs n’ont pas cherché à expliquer l’origine de cette différence de mortalité, mais statistiquement, la population étrangère est plus souvent confrontée à des situations de précarité — logements plus petits, emplois sans possibilité de télétravail, dépendance des transports publics et difficultés financières — et a donc été plus exposée au virus durant la crise. Ces personnes sont également plus touchées par des facteurs favorisant des évolutions graves du Covid-19, comme le diabète ou l’obésité. Covid, un virus de classe?

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