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Le Covid-19 de Donald Trump était plus grave qu'annoncé à l'époque

Donald Trump à la Maison Blanche, le 5 octobre 2020 juste après sa sortie de l'hôpital militaire où il avait été traité pour son Covid. | Keystone / EPA / KEN CEDENO / POOL

C’est le New York Times qui le révèle: lorsque Donald Trump a été hospitalisé pour une infection Covid-19 en octobre dernier, les autorités craignaient qu'il soit placé sous respirateur au vu de son état de santé. A son taux d’oxygène sanguin très bas se sont ajoutés des problèmes respiratoires aigus et une pneumonie. L’état de santé réel de celui qui était candidat à sa propre réélection a été minimisé publiquement, alors que les traitements reçus dès son admission à l’hôpital militaire de Walter Reed le 2 octobre suggéraient plutôt une infection loin d’être anodine, comme nous le relevions dès le 7 octobre.

Pourquoi on en parle. Donald Trump lui-même a nié la gravité de son état: il a refusé d’être hospitalisé à Walter Reed jusqu’à ce que ses collaborateurs lui expliquent qu’il «risquait que les services secrets américains soient obligés de l'y emmener s’il n’y allait pas de sa propre volonté», relève encore le New York Times. Une fois hospitalisé, c’est l’équipe médicale qui a minimisé la gravité de son état. Et, à peine sorti, le monde entier a eu droit à la mise en scène d’un président-candidat (voir la photo ci-dessus) en pleine forme.

Les minimisations ont été aussi promptes que le choix d’administrer un cocktail d'anticorps Regeneron – un traitement encore expérimental à l’époque. Lequel s’est possiblement poursuivi après la sortie d’hôpital du président, les doses supplémentaires envoyées par Regeneron à Walter Reed ayant été emmenées à la Maison Blanche. Convaincu d’être la preuve vivante que le traitement marche, Donald Trump continue de nier la gravité de son épisode de Covid.

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A lire dans le New York Times (EN)

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