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Don d’organes: «Vu de Suisse, le modèle espagnol peut sembler assez radical»

Image d’illustration. Aux HUG, le personnel de bloc effectue une transplantation de rein en avril 2022. | Keystone / Martial Trezzini

Les Suisses auraient-ils moins de cœur que les Espagnols? Les premiers donnent en tout cas moins volontiers leurs organes que les seconds. Alors que la Suisse ne parvient pas à franchir le seuil des vingt donneurs décédés par million d’habitants par an, l’Espagne en comptait près de 50 en 2019. Comment expliquer ce mauvais résultat? N’y a-t-il pas matière à s’inspirer du modèle espagnol? A quelques jours de la votation du 15 mai, entretien avec Thierry Berney, médecin-chef du service de transplantation des HUG et ancien président de l’ESOT, l’European Society of Organ Transplantation.

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Heidi.news — Le système de santé suisse est très performant et, a priori, les Suisses ne sont pas exempts de générosité. Comment expliquer une telle différence entre la Suisse et l’Espagne?

Thierry Berney — Il est difficile d’être catégorique. Nous faisons face à une problématique multi-factorielle. Il y a, d’une part, l’organisation du système, et de l’autre, la culture, voire la religion, et finalement la loi. Au niveau de l’adhésion populaire, on observe en Suisse, un «gradient nord-sud». Le taux d’acceptation est plus important au Tessin et en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.

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