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Dix malentendus sur la pandémie de grippe «espagnole» de 1918

Policiers munis de masques contre la grippe, à Seattle en décembre 1918. | Archives nationales américaines, DR

L’épidémie de grippe «espagnole» de 1918 n’était pas particulièrement espagnole, et ses conséquences dévastatrices – entre 50 et 100 millions de morts – sont moins dues au virus en lui-même qu’aux conditions sanitaires en vigueur en ces temps de guerre. Richard Gunderman, professeur émérite de médecine à l’université de l’Indiana, s’attache à battre en brèche quelques idées reçues à ce sujet, pour le site universitaire The Conversation. Autre exemple: la mortalité du virus a été accentuée par une prise en charge médicale inadaptée – notamment la prescription d’aspirine à des doses hautement toxiques.

Pourquoi c’est intéressant. La grippe de 1918 reste dans les mémoires comme une des catastrophes sanitaires les plus terrifiantes de l’histoire, et ajoute à l’anxiété concernant Covid-19. Mais l’étude historique de la «mère de toutes les pandémies» permet de comprendre que ses conséquences sont très dépendantes du contexte sanitaire et de la réponse mise en œuvre. Le virus a frappé un monde à peu près dépourvu de vaccins, d’antiviraux, d’antibiotiques, et où les mesures aujourd’hui préconisées – hygiène des mains, distanciation sociale – n’étaient pas identifiées comme des réponses sanitaires efficaces. Un siècle plus tard, le monde est, à tous points de vue, bien mieux préparé.

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