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Des confinements «embuscades»: la nouvelle stratégie de Hong Kong

Un fonctionnaire portant un masque et une blouse de protection ordonne à un résident local de rebrousser chemin lors du premier confinement «embuscade» à Hong Kong, le 23 janvier 2021. | Keystone / Jérôme Favre

Un policier court à grande foulée dans la nuit devant le regard médusé des badauds. Il déroule dans son sillage un ruban de plastique, une dizaine de ses collègues sur les talons. Un coup de filet contre les triades, la mafia locale? Non, seulement un confinement éclair sur Kam Ping street à North Point destiné à prendre les habitants par surprise et les soumettre à des tests de dépistage. C’est ainsi que des clients d’un salon de coiffure, coincés en pleine teinture, ont dû faire leur prélèvement leur charlotte sur la tête, provoquant sur les réseaux sociaux la risée des nouvelles méthodes radicales du gouvernement local copiées sur celle de Chine continentale.

Pourquoi ces confinements surprises interpellent. L’ex-colonie britannique n’a jamais recouru au confinement strict en un an, faute de personnels pour une opération d’une telle ampleur et à cause de l’hyperdensité de la ville (moins d’un quart du territoire de 110’000 hectares est bâti, et 7,5 millions d’habitants s’y entassent). Mais voilà que le président Xi Jinping a réprimandé la région administrative spéciale de Hong Kong, exprimant son «inquiétude» quant à la situation sanitaire, qui est pourtant loin d’être dramatique puisque le nombre de nouveaux cas quotidiens oscille autour de la trentaine, et la mégapole compte 202 morts et 10’490 contaminations depuis le début de l’épidémie.

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