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Dans les charniers du Kosovo: un Suisse raconte comment les corps deviennent des preuves

Des cercueils contenant les corps de 49 combattants de l'Armée de libération du Kosovo sont exposés avant une inhumation massive à Kosare, à environ 100 kilomètres au sud-ouest de Pristina, dans la province yougoslave du Kosovo, en août 1999. | Keystone / AP Photo / Lefteris Pitarakis

Les défunts, Jean-Luc Gremaud en a fait sa carrière. Cet ancien responsable de la police judiciaire lausannoise, spécialisé dans l’identification des personnes décédées, a été membre de l’état-major du DVI Suisse durant plusieurs années. C’est avec cette unité très spéciale qu’il s’est rendu, notamment, au Kosovo à la fin de la guerre en 1999 pour enquêter sur les charniers et en 2014 au Donbass pour analyser les 298 corps des victimes du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines.

Touché par les images du massacre de Boutcha en Ukraine, le Fribourgeois d’origine, aujourd’hui en pré-retraite, revient sur son vécu hors du commun et explique comment l’examen des corps peut servir à établir la vérité et condamner la barbarie. Entretien téléphonique entre Genève et le Valais.

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