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Dans le sillage de Covid-19, une surmortalité historique en Suisse

Suivi de la mortalité en 2020: en gris le nombre de décès attendus, en vert le nombre de décès observés. | OFS

Mardi 12 janvier, l'Office fédéral de la statistique (OFS) a publié les chiffres de la mortalité en Suisse pour l’année 2020, repris et mis en contexte par le RTS. Sans surprise, le nombre de décès recensés en Suisse est hors du commun. L’OFS estimait qu’environ 68’000 personnes décèderaient en 2020. En réalité, pas moins de 75’900 personnes ont perdu la vie entre le 30 décembre 2019 et le 3 janvier 2020, soit une augmentation de 11%. Pour la vingtaine de cantons dont l’OFS dévoile les chiffres dans le détail, de grandes disparités surgissent. Le funèbre podium de la surmortalité est occupé par Genève et le Tessin (+24%), suivis de Fribourg (+20%). L’excès de décès est en revanche léger dans plusieurs cantons alémaniques, dont les Grisons (+2,5%) et Bâle-Ville (+2,8%).

Pourquoi c’est instructif. Ces chiffres tendent à déconstruire l’idée selon laquelle les personnes décédées du Covid-19 sont en fin de vie. En effet, si tel était le cas, la première vague épidémique et son lot de décès auraient entraîné une forte sous-mortalité durant l’été — selon un phénomène de compensation qui n’a pas été observé. Par ailleurs, l’excès de décès enregistré est plus important que le nombre de décès Covid-19 décompté par l’OFSP. Cette différence, pour l’heure inexpliquée, pourrait découler d’une sous-évaluation des statistiques officielles, mais également des effets collatéraux de l’épidémie, notamment de la désertion des urgences lors de la première vague.

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