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Crise sanitaire et budgétaire, le défi simultané des petits pays producteurs de pétrole

Lagos en confinement, le Nigeria en récession - Keystone / Sunday Alamba

Principaux responsables de la chute des cours du pétrole, la Russie et l’Arabie saoudite ne feront pleurer personne. Après tout, leur sort résulte de la guerre des prix qu’ils livrent aux Etats-Unis. Parmi les pays producteurs, ils sont de plus les mieux armés, grâce à la diversification de leur économie ou à leurs importantes réserves en devises, pour faire face à ce contexte inédit, marqué par une surabondance de l’offre et un plongeon de la demande. En revanche, les conséquences de cette situation sont dramatiques dans de nombreux pays, surtout en Afrique sub-saharienne et en Amérique latine.

Pourquoi c’est un cercle vicieux. Tirant l’essentiel de leurs revenus de l’extraction et de la vente de pétrole, ces Etats producteurs sont ferrés dans une nasse dont l’issue réside dans une très hypothétique remontée des prix. La hausse constatée la semaine précédente n’autorise pas à penser que le pire est passé. Pour ces pays, des réductions dans les dépenses sont inévitables, tandis que les systèmes de santé ont un besoin urgent de fonds, notamment pour faire face à la pandémie du Covid-19 – sans compter l’extrême pauvreté qui les caractérisent.

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