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Covid long chez les ados: une souffrance à ne pas négliger, mais qui se soigne

Image d'illustration. | Shutterstock / Lightspring

Les adolescents sont à risque de développer un Covid long après une infection bénigne, avec une grande fatigue et un risque de déscolarisation. Une réalité difficile, pas toujours reconnue comme telle, mais qui se prend en charge.

Fatigue, troubles de concentration, maux de tête… Entre 4 et 14% des adolescents ayant eu le Covid développeraient des symptômes persistants au delà de trois mois. Des Covid longs qui ne sont pas sans conséquences sur leur qualité de vie et leur santé mentale, et nécessitent un accompagnement spécifique.

Pourquoi c’est important. Souvent minimisées, les infections à Sars-CoV-2 chez les jeunes peuvent avoir un fort impact, notamment lorsqu’elles induisent des symptômes persistants. Ceux-ci peuvent engendrer des absences scolaires longues ou répétées, et une désocialisation.

Une fatigue écrasante. Maman habitant à Lyon, Lucie* a bien voulu témoigner pour Heidi.news. Après un Covid bénin en octobre 2021, son fils Julien* (14 ans) a conservé un certain nombre de troubles affectant sa vie quotidienne:

«A son retour en classe après une semaine de repos et d’isolement, Julien s’est plaint d’avoir du mal à suivre les cours, il revenait à la maison épuisé et sans entrain. Nous pensions qu’il s’agissait des suites normales de l’infection. Mais après des vacances de Noël passées à se reposer, il n’avait toujours pas retrouvé son énergie.

Ses notes baissaient, il ne voulait plus aller aux cours de sport – de toute façon, lorsqu’il y allait, il n’arrivait pas à aller en classe le lendemain. Et, il manquait l’école plusieurs jours par mois. Il n’avait plus, non plus, envie de voir ses amis. Pour reprendre ses mots, Julien était “écrasé” par la fatigue.»

Malgré des examens et des analyses biologiques dans les normes, l’adolescent peine à remontrer la pente. Pire: il s’isole de plus en plus et se met à avoir des crises d’angoisse le matin avant d’aller en cours.

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Face à ces troubles, ses parents s’inquiètent et décident, en avril, de lui proposer une consultation spécialisée. Lucie raconte:

«Nous ne savions plus quoi faire et nous voyions bien que Julien faisait preuve de toute sa bonne volonté pour aller mieux. La consultation a permis de poser le diagnostic de Covid long. Un suivi médical et psychologique a pu être mis en place, ainsi qu’un plan de retour progressif au collège (cycle, ndlr.).

Nous nous sommes sentis soulagés de trouver des réponses et, selon les conseils de l’ergothérapeute, nous avons adapté pour un temps notre quotidien pour permettre à Julien d’aller à son rythme. Tout doucement, il remonte la pente.»

L’adolescent a redoublé son année scolaire et souffre encore des baisses de forme, mais il a appris à les gérer et a repris un rythme scolaire normal.

Un impact social et psychologique. Sans être immédiatement transposable à tous les jeunes atteints de Covid long, l’exemple de Julien n’en est pas moins emblématique du vécu de ces enfants et adolescents.

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