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Covid-19 pourrait faire basculer l’équivalent de la population russe dans l’extrême pauvreté

Entre 1990 et 2015, l'extrême pauvreté a diminué de 1 % en moyenne par an au niveau mondial.| Banque mondiale

Covid-19 a terrassé les efforts en matière de lutte contre la pauvreté. Pour la première fois depuis près de 25 ans, l’extrême pauvreté, dont le seuil est fixé à un revenu de 1,74 francs par jour, augmentera les deux prochaines années. C’est ce qu’indique un rapport de la Banque mondiale publié le 7 octobre. Selon l’estimation la plus pessimiste, d’ici 2021, 150 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté, soit plus que la population de la Russie. Le scénario optimiste prévoit, lui, quelque 110 millions de «nouveaux pauvres». Un bond en arrière tragique lorsque l’on sait que 1,1 milliard de personnes sont sortis de la pauvreté depuis 30 ans, note Le Monde.

Pourquoi ce n’est pas intuitif. Le profil des personnes concernées n’est pas le même qu’avant la crise. Les «nouveaux pauvres» ne travaillent plus dans l’agriculture, mais dans le commerce de détail et de gros, et dans le secteur des services. Les populations les plus touchées seraient mieux éduquées et plus urbaines. 82% des personnes ayant ou risquant de passer sous le seuil de pauvreté vivent dans des Etats à revenus intermédiaires, comme le Laos ou l’Afrique du Sud. La percée de la pauvreté est due à la chute de l’économie mondiale et à la destruction estimée de 195 millions d’emplois, mais également à l’inaccessibilité des services publics et au manque de filets sociaux.

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