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Coupe du monde 2022: Qui est Pierre-Etienne Fournier, le médecin de l'équipe suisse?

Pierre-Etienne Fournier, ici à Sion, un mois avant le début de la Coupe du monde au Qatar. | Heidi.news / LM

Pierre-Etienne Fournier, médecin de l’équipe suisse de football, a suivi la Nati au Qatar pour la Coupe du monde 2022. Heidi.news lui avait tiré le portrait à quelques jours du départ.

Lorsque l’hymne national résonnera dans les gradins qataris, dimanche 24 novembre, que les joueurs suisses poseront la main sur le cœur, laissez vos yeux glisser sur le téléviseur. Aux côtés de Murat Yakin, vous apercevrez un homme aux cuisses peut-être moins galbées que celles d’un Xhaka ou d’un Embolo, mais dont la moustache ne souffre aucune compétition.

Ce coéquipier non numéroté, qui dribble mieux les protocoles Covid-19 que la défense adverse, c’est Pierre-Etienne Fournier, 63 ans. Celui qu’on appelle lorsque Mbabu a mal au genou ou si Seferovic se sent ballonné. Le médecin de l’équipe nationale de football, le «Saint-Bernard de la Nati», titrait La Région après sa nomination en 2016.

Fin octobre, quelques jours avant le grand départ pour la Coupe du monde, entre le suivi de l’état de la cheville de Yann Sommer et le calcul du nombre de sprays contre le rhume à glisser dans la pharmacie, il a ouvert la porte de son cabinet à Heidi.news, dans la clinique romande de réadaptation de Sion où il exerce en tant que chef du service de médecine du sport. Sans hésiter.

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Les mollets de Shaqiri

C’est que Pierre-Etienne Fournier aime partager. Dans ses valises pour le Qatar, il emporte d’ailleurs quelques maillots à faire signer aux joueurs, pour ses amis. Histoire de faire vivre l’aventure au plus grand nombre.

En tant que spécialiste en médecine du sport, le Valaisan suit aussi bien des personnes désirant reprendre une activité physique que des athlètes de haut niveau. Il est aussi médecin référent pour la fédération de ski-alpinisme. Athlètes et fédération très différents de l’ASF, précise-t-il, les yeux rieurs:

«Les juniors de foot, je ne vais pas dire qu’ils sont guéris avant que je les examine, mais ils sont contents d’être pris en charge par le médecin de l’équipe suisse.

Parfois, par contre, ce poste intimide. Certains disent «qu’est-ce que je viens vous embêter alors que vous palpez les mollets de Shaqiri». Je leur réponds deux choses: il n’y a pas assez de mollets comme ceux de Shaqiri pour gagner sa vie — à part en club — et qu’en matière de santé publique, l’activité physique est bien plus importante que les aventures de l’équipe de Suisse, aussi réjouissantes soient-elles.»

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Vladimir Petkovic, ancien entraîneur de l'équipe suisse et Pierre-Etienne Fournier en conférence de presse en mars 2017 à Lausanne. | Keystone / Laurent Gillieron

D’Yverdon à Saint-Pétersbourg

Chez Pierre-Etienne Fournier, l’humanisme et le sens du collectif coexistent et s’entretiennent. Raison pour laquelle le football lui plaît autant. Lorsque ses filles lui ont annoncé qu’elles se mettaient à l’athlétisme plutôt qu’à un sport d’équipe, Pierre-Etienne Fournier «en a pris un coup», plaisante celui qui, enfant, regardait les matchs du FC Sion.

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