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Coronavirus: une nuit de garde racontée par un infirmier des HUG

Entrée des HUG, le 24 mars 2020. | Keystone / Salvatore Di Nolfi

C’est une étrange valse nocturne qu’entame Karim* plusieurs fois par semaine. Une routine fatigante: entre 22h et 7h du matin, il veille sur une dizaine de patients d’une unité Covid-19 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). La nuit, à l’aide d’un ou deux collègues, d’antibiotiques et de désinfectant, l’infirmier affronte, un ennemi invisible: le coronavirus. Témoignage.

Pourquoi c’est important. Bien que reconnaissant d’exercer son métier et de se rendre utile, l’infirmier est inquiet vu les détériorations de ses conditions de travail: le 20 mars, le Conseil fédéral a suspendu les dispositions légales relatives au temps de travail et de repos du personnel soignant pour toute la durée de cette situation extraordinaire, afin de pallier un éventuel manque de personnel. La mesure a porté un coup au moral de l’infirmier et de ses collègues. Karim craint que «les soignants paient le prix de l’inconscience des gens et des demi-mesures du Conseil fédéral».

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