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Comment vivre avec les murs dressés par ce virus sans frontières

Paul Ackermann

Elles n’étaient parfois qu’une ligne, en voie d’effacement. Tout autour de la Suisse, ce sont 1852 km de frontières que nous étions en train d’oublier à force d’espace Schengen, d’accords bilatéraux, de liaisons en transport public, voire de piste cyclable transnationale et de vie quotidienne partagée d’un côté et de l’autre.

En deux jours, les 16 et 17 mars, les herses sont tombées. Quelques heures ont suffi pour barrer de blocs de béton une trentaine de postes frontières autour de Genève.

Ce début de crise épidémique a ainsi été marqué par un repli sur soi qui tranchait avec des décennies de mondialisation béate et effrénée. Des barrières qui sont aussi apparues dans les esprits. Critiqué pour avoir accueilli deux patients français atteints du Covid-19, le président du gouvernement jurassien, Martial Courtet, a même dû se justifier d’un message Facebook: «Oui, il était nécessaire d’être solidaire avec nos voisins, car leurs hôpitaux sont submergés (…). Et c’est un fait que l’hôpital du Jura dispose de plusieurs respirateurs artificiels non utilisés (…) La solidarité sera plus forte que ce fléau!»

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