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Comment le harcèlement menace les chercheurs mobilisés face au coronavirus

Image d'illustration | Shutterstock / Sapunkele

Avec la pandémie de coronavirus, les scientifiques sont passés au premier plan. Qu’ils soient interrogés sur leurs recherches par les médias, ou qu’ils mènent des activités bénévoles de vulgarisation sur les réseaux sociaux, les chercheurs ont gagné une exposition inédite. Une attention souvent positive, mais qui s’accompagne aussi de sa contrepartie négative: harcèlement, lorsqu’il ne s’agit pas de menaces de mort. De part le monde, plusieurs en ont fait les frais.

Pourquoi c’est inquiétant. En cette période de crise, les essais et erreurs du processus normal de construction des savoirs scientifiques se retrouvent davantage sous le feu des projecteurs. Certains chercheurs se retrouvent ainsi à endosser des rôles quasi-messianiques auprès du public, pour le meilleur ou pour le pire. Certains discours, comme sur l’efficacité de la chloroquine face au coronavirus (toujours pas avérée à ce stade, mais défendue par certaines figures controversées charismatiques), occupent tout l’espace public. Les contradicteurs se trouvent particulièrement exposés, même lorsqu’ils respectent la méthode scientifique.

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