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Cinq institutions romandes lancent un centre de recherche pour restaurer la motricité des paralysés

Le professeur Grégoire Courtine avec trois des premiers paraplégiques traités par la neurotechnologie qu'il développe depuis quinze ans. | Hillary Sanctuary

Financé à hauteur d’un million de francs par an pendant cinq ans, un nouveau centre de recherche NeuroRestore rassemble le CHUV, l’EPFL, la Faculté́ de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne, ainsi que la Clinique romande de réhabilitation de la Suva à Sion. Ce centre de recherche translationnelle (de la recherche fondamentale à la recherche clinique) s’appuie sur les travaux du professeur de l’EPFL Grégoire Courtine et de la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch qui le dirigeront. Leurs travaux ont permis à neuf paraplégiques de remarcher grâce à une neurotechnologie révolutionnaire. NeuroRestore est conçu pour amplifier l’effort de recherche clinique afin que cette procédure devienne un standard et s’attaquer à d’autres pathologies, telles qu’AVC et maladie de Parkinson.

Pourquoi c’est important. La Suisse romande est devenue ces dernières années un pôle de classe mondiale dans la recherche et le développement clinique sur le cerveau et les thérapies associées. Le Wyss Center for Bio and Neuroengineering, le Campus Biotech, le centre de Neuroprothèses de l’EPFL de même que des acteurs privés comme Medtronic développent de nouveaux implants dont se servent les neurochirurgiens pour soigner des paralysies. Étendre ce mariage de l’ingénierie et de la médecine, qui a porté ses fruits pour des paraplégiques, à d’autres maladies du système neuromoteur comme les AVC ou Parkinson est logique. Grégoire Courtine évoque des résultats étonnement prometteurs dans ces derniers domaines.

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