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Les primes de la colère

Annick Chevillot

Jusqu’ici, l’épidémie de coronavirus n’a pas fait exploser les coûts de la santé. L’OFSP enregistre une baisse de 0,1% sur les six premiers mois de l’année. Les physiothérapeutes ont même enregistré une baisse spectaculaire de -8,6% et les médecins en ambulatoire de -4,4%. Des hausses sont en revanche constatées dans les EMS (+7,4%), les pharmacies (+4,8%), les soins à domicile (+3,2%). L’OFSP explique ces variations parce qu’il y a «probablement eu une augmentation du volume des prestations liées à la pandémie et les mesures qui en ont découlé. La forte croissance des pharmacies peut en partie être expliquée (…) par le comportement d’achats de la part des consommateurs – constitution de stock – durant la crise».

Voilà pour le constat. Si l’établissement du montant des primes 2021 se basait sur les coûts réels, les primes 2021 pourraient baisser. Mais ce n’est pas le cas: elles se basent sur des prévisions de coûts établies à l’avance. Ces mécanismes sont de plus en plus contestés et contestables. Décorrélées des coûts effectifs, et en s’appuyant sur les calculs d’actuaires vérifiés par l’OFSP, les primes ressemblent à un paquet surprise qui gonfle chaque année.

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