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Cet été, la montagne sue… et les sauveteurs aussi 

Un hélicoptère de sauvetage d'Air-Glaciers vers Sion en 2015. | Archives Keystone / Olivier Maire

Quand le jour, le ciel est bleu et que la nuit, le temps est sec, Air-Glaciers ne rentre même plus ses hélicoptères au hangar. Le gain de temps est précieux à l’heure où les appels à l’aide se succèdent en montagne. Cet été, le nombre d’interventions de sauvetage bat des records dans le pays. La faute au mercure, qui incite la population prendre de l’altitude et qui remodèle les sommets.

Pourquoi on en parle. La logique est implacable: la chaleur favorise la pratique du sport en montagne et le nombre d’accidents augmente avec l’activité. Mais le constat va plus loin. Avec le réchauffement, les conditions changent. La diminution de la couverture neigeuse et la fonte du permafrost rendent certaines zones instables et augmentent le risque d’éboulement.

«Parfois, la difficulté, ce n’est plus le sommet, mais la caillasse en bas», résume ainsi Bruno Hasler, du Club Alpin Suisse (CAS), responsable de la statistique des urgences en montagne.

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