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Ces trois semaines de flottement au début de l’épidémie de Wuhan

Shutterstock / Blablo101

Dans cette enquête, Le Monde se penche sur les débuts de l’épidémie de coronavirus à Wuhan. Le quotidien français revient sur la façon dont les officiels chinois – difficile de dire quel niveau de l’appareil d’Etat est concerné – ont cherché à intimider les médecins en alerte pour étouffer la crise sanitaire à venir. Dès le 30 décembre, la transmission interhumaine de cette pneumonie virale d’origine inconnue ne semble guère faire de doutes sur le terrain, et la Chine fait une déclaration à l’OMS dès le lendemain. Mais il faudra attendre le 20 janvier pour que le Dr Zhong Nanshan, découvreur du Sras, révèle à la télévision publique chinoise ce qu’il en est, et que se mettent en branle les mesures de confinement drastiques que l’on sait.

Pourquoi c’est intéressant. Ces trois semaines de décalage entre l’alerte avérée et la mise en œuvre d’une réponse sanitaire vigoureuse ont fait l’objet de bien des commentaires. En matière épidémiologique, c’est un délai loin d’être négligeable. La Chine aurait-elle été en mesure de juguler ce qui est désormais une pandémie si elle avait su jouer la transparence dès le départ, ainsi que le droit international l’y oblige? Quand l’heure des comptes sera venue, cette question devra sans doute figurer à l’agenda international. À titre d’équité, il ne faudra pas omettre d’y ajouter la lenteur de la réponse européenne et le déni américain de l’épidémie, ce dernier en partie motivé par des raisons électoralistes.

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