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Ces petits bouts de cerveau qui secouent la recherche en neurosciences

Certains travaux au Allen Institute consistent à étudier la morphologie des neurones humains | Allan Institute, DR

Un petit morceau de cerveau humain prélevé chirurgicalement peut continuer de fonctionner in vitro pendant un à deux jours. Ce temps est mis à profit par une équipe de neuroscientifiques du Allen Institute for Brain Science, à Seattle, pour étudier les différences fines entre cerveaux d’humains et de souris. Une démarche défendue avec vigueur par Ed Lein, une des figures du champ, qui a présenté sa démarche au congrès annuel de l’American Association for Advancement of Sciences, le 14 février dernier. Et qui n’est pas sans susciter de vives réactions d’autres chercheurs, relève la BBC.

Pourquoi c’est intéressant. L’équipe d’Ed Lein étudie le profil d’expression génétique des neurones humains pour les comparer avec ceux de la souris. Elle a notamment montré des différences sensibles dans la répartition des récepteurs à la sérotonine, qui tendent à montrer que la souris n’est pas très adaptée pour développer des médicaments contre Alzheimer ou Parkinson. Ces travaux participent à une remise en cause plus générale des modèles murins, sous le feu de critiques à la fois sociétales (expérimentation animale) et scientifiques (difficulté à généraliser les résultats précliniques). Mais toujours indispensables à la recherche fondamentale.

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À lire sur le site de la BBC (EN)

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