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Ces marques que l’euthanasie des animaux laisse sur ceux qui la pratiquent

Dans un centre de recherche sur le cancer en mars 2021 à Lausanne. | Keystone / Leandre Duggan

Derrière le bien-être du rat de laboratoire, celui de son soigneur. Le Fonds national suisse finance, à hauteur de vingt millions, un programme national de recherche sur l’expérimentation animale. Fait intéressant: ce programme n’ambitionne pas seulement d’améliorer la condition des animaux qui peuplent nos laboratoires. Un volet, porté par l’Université de Zurich et Unisanté, se concentre sur la santé de ceux qui les soignent. Il s’agit de comprendre et de lutter contre la détresse morale.

Pourquoi c’est bienvenu. Le concept de «détresse morale» a été formulé pour la première fois dans le milieu des soins infirmiers où le sur-risque d’anxiété, de burn-out et de suicide est documenté. Il désigne une souffrance générée par l’inadéquation entre les soins que le professionnel estime justes de prodiguer et les soins qu’il peut réellement réaliser, avec les contraintes qui lui sont imposées. Le phénomène n’a jamais été étudié à l’échelle nationale dans les milieux de soins animaliers. Or, personnels des animaleries de laboratoire, vétérinaires et assistants-vétérinaires ne seraient pas épargnés.

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