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Ce patient inoubliable: «J’allais le voir dans des tipis ou sous les ponts»

Hans Wolff, médecin-chef du service de médecine pénitentiaire des HUG, dans son bureau à l'Hôpital de Belle-Idée (Genève, juillet 2021). | Heidi.news

Dans leur carrière, les médecins côtoient des milliers de patients. Quelques-uns s'inscrivent au fer rouge dans leur mémoire, parce qu'ils les ont fait progresser, douter, leur ont rappelé la beauté du métier ou ses affres. Cet été, Heidi.news a demandé à des praticiens de nous parler d'un patient inoubliable. Place au Pr Hans Wolff, médecin pénitentiaire à Genève, pour ce 3e épisode.

Hans Wolff est chef du service de médecine pénitentiaire des Hôpitaux universitaires de Genève, mais c’est dans la médecine sociale que ce Genevois d’adoption, originaire de la Forêt noire en Allemagne, a fait ses premières armes. Nous sommes au début des années 2000, et il vient de prendre la responsabilité d’une unité mobile de soins pour personnes précaires.

«Jeannot* a croisé ma route assez tôt. C’était un patient dans une situation de précarité de très longue date. Un ancien bûcheron, du Jura ou du Valais je crois, qui avait atterri à Genève. Il a eu une vie assez difficile, une famille précaire, un métier dur en contact avec l’alcool, beaucoup d’échecs.

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