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«C'est apocalyptique»: à Beyrouth, l’explosion vient percuter des hôpitaux déjà à genoux

Une chambre d'hôpital détruite par le souffle de l'explosion à Beyrouth. | Keystone / AP / Hassan Amar

Mardi 4 août au soir, les explosions qui ont dévasté le port de Beyrouth ont endommagé une grande partie de la capitale libanaise. Selon le dernier bilan, 135 victimes et plus de 5000 blessés sont maintenant répertoriés. Environ 300'000 habitants sont aujourd’hui sans abris. Le lendemain de l’explosion,  nombre de blessés tentaient encore mercredi de trouver un centre médical non submergé. Le décompte risque de s’alourdir.

Pourquoi c’est une double crise. «Tout ce qui est nécessaire pour porter secours» aux victimes manque, s’est inquiété le ministre de la Santé, Hamad Hassan, à la télévision. Les images des blessures liées à l’explosion, aux éclats de verre ou encore à l’effondrement de bâtiments sont impressionnantes. Mais l’urgence s’inscrit dans une situation sanitaire dégradée depuis de long mois, sur fond de crise économique et politique. Les pénuries de médicaments et de matériel médical sont légion, y compris dans les hôpitaux les plus modernes de la capitale.

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