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Bayer-Monsanto casse la tirelire pour s’éviter de coûteux procès

L'usine de Bayer à Leverkusen, en Allemagne. | Keystone / Martin Meissner

Dix milliards de dollars. C’est la somme approximative que le géant allemand de l’agrochimie Bayer a consenti à verser pour résoudre les ennuis judiciaires de sa filiale Monsanto aux Etats-Unis. L’accord permettra de mettre fin aux procédures lancées par près de 100’000 Américains victimes d’un cancer imputés au Roundup, le célèbre herbicide à base de glyphosate produit par la firme. Chacun des plaignants recevra entre 5000 et 250'000 dollars en fonction de la solidité de son dossier, et 1,25 milliard ont été provisionnés pour régler de futurs cas. Une commission scientifique indépendante sera mise en place pour répondre à deux questions encore controversées: le pesticide est-il carcinogène, et si oui, à quelle dose?

Pourquoi cette décision. Comme l’explique Libération, Bayer a préféré se débarrasser de l’épée de Damoclès sur sa tête, au vu des risques financiers et des dommages pour sa réputation. En rachetant Monsanto en 2018 pour 63 milliards de dollars, la firme allemande s’est placée dans une situation difficile, au point de voir sa direction désavouée lors de l’assemblée générale d’avril 2019. Deux autres accords ont été conclus en parallèle dans le cadre des affaires judiciaires de Monsanto: 400 millions de dollars pour régler la question du dicamba – un pesticide ayant tendance à se répandre dans les champs voisins – et 820 millions de dollars dans le cadre de contaminations de cours d’eau américains aux PCB.

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