| | news

Avec la fermeture des salons de massage, des prostituées jetées à la rue

Keystone / Jean-Christophe Bott

Cet article est le second volet d'une série d'enquêtes sur les métiers qui passent entre les mailles du filet social et sanitaire mis en place par les autorités face à la crise du coronavirus.

Dans le canton de Vaud, le couperet est tombé le 13 mars. A son tour, Genève a proscrit temporairement la prostitution à partir du 16 mars, jour où le ban sur cette activité a été décrété dans tout le pays. Depuis, des milliers de travailleuses du sexe et de leurs confrères masculins ont perdu la totalité de leurs revenus. Celles qui disposent d’un permis d’établissement peuvent en principe percevoir l’assurance perte de gain (APG), mais les autres ont plongé instantanément dans une grande précarité.

Pourquoi c’est inquiétant. En logeant sur leur lieu de travail, de nombreuses femmes sont tributaires des gérants de salons. Certains d’entre eux ont choisi de se montrer solidaire en les aidant. Mais d’autres, peu scrupuleux, ont fermé boutique et les ont jetées à la rue le jour où les autorités cantonales ont pris leur décision.

Cet article est réservé aux abonnés.

Accédez à tous nos contenus, soutenez une rédaction indépendante.

S'abonner

Recevez chaque jour des actualités thématiques en vous inscrivant à nos newsletters gratuites.

Sortir de la crise, la newsletter qui aborde les enjeux de la sortie de crise selon une thématique différente

Lire aussi