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Avec #Defundthepolice, la lutte contre les violences s'attaque à un porte-monnaie fourni

Au cours des dernières années, la police américaine a reçu pour plus de 7 milliards de dollars d’équipements militaires venus de l’armée./Keystone/Matt Slocum

Dans la foulée des manifestations antiracistes de ces deux dernières semaines, #Defundthepolice réclame qu’une partie des budgets consacrés à la police soit redistribuée à des programmes sociaux. Ce mouvement commence à marquer des points. Les maires de New York et de Los Angeles ont proposé la réallocation de montants significatifs tandis que la municipalité de Minneapolis débat d’un démantèlement de sa police. Cela pourrait marquer une rupture avec l’approche toute sécuritaire qui a abouti à une forme de militarisation de la police américaine.

Pourquoi c’est important. Le système policier américain avec ses déclarations de guerre régulières («war on drugs », «war on terror») s’est considérablement militarisé au cours des dernières décennies. Cela a participé à le rendre plus répressif et à la brutalité de la réponse policière qui s’est manifestée lors des marches de protestation contre le racisme. Le mouvement #Defundthepolice ne propose pas de couper les vivres à la police mais des alternatives destinées à corriger un système qui, selon lui, suscite les violences policières. Il est devenu un objet de la campagne présidentielle.

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