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Aux Etats-Unis, des psychédéliques pour accompagner la fin de vie

L'Organisation OpenNurses forme les soignants à l'usage de drogues psychédéliques en soins intensifs./OpenNurses

La conférence South by Southwest qui se tient à Austin du 11 au 20 mars est un lieu privilégié d’observation des tendances émergentes aux frontières de la technologie et de la culture. Depuis plusieurs années, les sessions autour de l’emploi de drogues psychédéliques officiellement interdites à la vente comme la MMDA, le LSD ou la psilocybine s’y sont multipliées, surtout en tant que support à la créativité et au bien-être avec le microdosage. Mais ces drogues intéressent aussi de plus en plus psychiatres et neuroscientifiques pour leurs applications médicales, en particulier dans les soins palliatifs. Il ne s’agit pas de faire «planer» les mourants, mais de les aider à mieux accepter l’inévitable.

Pourquoi c’est intéressant. Signe de l’intérêt croissant pour les substances psychédéliques aux Etats-Unis, une dizaine de conférences étaient organisées sur ce thème lors de South by Southwest. Elles couvraient des thèmes allant du tourisme à l’investissement. Mais les substances psychédéliques intéressent aussi de plus en plus la recherche pour des applications médicales. Ces substances peuvent en effet réduire l’angoisse pendant une maladie grave et en fin de vie lorsqu'elles sont administrées dans un environnement contrôlé. Un changement de paradigme tant médical que culturel selon les spécialistes qui s’exprimaient à ce sujet.

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