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Le Royaume-Uni, foyer de bonnes nouvelles sur la vaccination

Deux personnes attendent d'être vaccinées avec l'Oxford-AstraZeneca dans un centre de vaccination d'Ealing, dans l'Ouest de Londres, le 22 février 2021. | Keystone / EPA / Neil Hall

La stratégie vaccinale britannique pourrait porter ses fruits. Depuis le 8 décembre, début des vaccinations de masse outre-Manche, un tiers de la population a reçu au moins une dose de vaccin. Comme le remarquent The Economist et d’autres médias, l’épidémie de Covid-19 accuse une baisse brutale au Royaume-Uni depuis la fin du mois de janvier, de par l’effet conjugué du confinement mais aussi – possiblement – de la vaccination. Au point que le Premier ministre Boris Johnson vient d’annoncer lundi 22 février un calendrier préliminaire de réouverture, notamment des écoles anglaises à partir du 8 mars.

Pourquoi c’est important. Avec Israël, le Royaume-Uni fait figure de tête de proue pour la vaccination Covid-19. Le pays a misé sur les vaccins de Pfizer-BioNTech et d’Oxford-AstraZeneca et choisi de privilégier la rapidité des campagnes, en allongeant la durée entre les deux doses à douze semaines maximum au lieu de trois ou quatre. Au reflux épidémique viennent s’ajouter des nouvelles rassurantes sur l’efficacité de la vaccination sur le terrain. Des données écossaises dévoilées cette semaine suggèrent que les vaccins Pfizer et Oxford-AstraZeneca réduisent d’au moins 80% les hospitalisations Covid-19 un mois après la première dose.

Pour aller plus loin. Annoncés lundi 22 février par Public Health Scotland, les résultats écossais s’avèrent très rassurants quant à l’intérêt des vaccins Covid-19 pour protéger contre le fardeau de la maladie en vie réelle. L’étude prépubliée porte sur les données de vaccination entre le 8 décembre et le 15 février, qui a vu 21% de la population écossaise vaccinée.

Après la première dose, le taux d’hospitalisation Covid-19 des personnes vaccinées diminue progressivement pour atteindre, entre 4 et 5 semaines plus tard:

  • un taux réduit d’environ 85% avec le Pfizer,

  • un taux réduit d’environ 94% avec l’Oxford-AstraZeneca.

En tenant compte des incertitudes statistiques, il s’avère que ces deux vaccins préviennent au moins 8 hospitalisations sur 10 un mois après la première injection. De façon cruciale, ce résultat demeure valide en restreignant l’analyse aux plus de 80 ans.

L’exemple écossais tend à confirmer l’efficacité du vaccin de Pfizer, déjà étayée par les données israéliennes, mais aussi celle de l’Oxford-AstraZeneca, employé surtout chez les plus de 80 ans en Ecosse et dont l’efficacité était plus sujette à caution.

Bien que cette étude soit observationnelle, et donc soumise à de possibles biais de confusion impossibles à éliminer totalement, elle est de bonne facture et a suscité des réactions très positives des experts britanniques. Elle confirme par ailleurs que les essais cliniques de phase 3 – sur des volontaires souvent jeunes et en bonne santé – n’ont pas donné une vision faussement rassurante de l’efficacité des premiers vaccins Covid-19.

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A lire dans The Economist (EN)

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