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Aide inédite pour les invisibles genevois: l'urgence attendra

Des familes précaires font la queue aux Vernets pour recevoir une aide alimentaire, le 16 mai 2020 | KEYSTONE/Martial Trezzini

À une courte majorité, le Grand Conseil de Genève a voté jeudi soir une indemnisation pour les travailleurs précaires ayant perdu tout ou partie de leur revenu pendant la crise. Plafonnée à 15 millions de francs, cette aide s’adresse à toute personne ne bénéficiant d’aucune compensation, indépendamment de leur statut professionnel et légal. Les députés ont toutefois rejeté le caractère urgent de ce projet de loi déposé par le Conseil d’État, repoussant au mieux à la fin de l’été son entrée en vigueur.

Pourquoi c’est important. Travailleurs du sexe, employés domestiques ou encore de la restauration, mais aussi artistes et chauffeurs indépendants, titulaires d’un permis de séjour ou non: pour ces milliers de personnes, la crise consécutive au coronavirus et le semi-confinement ont provoqué une chute brutale de revenu qui n’a pas été compensée. N’étant pas protégées, elles n’ont eu d’autre choix que de recourir à l’aide alimentaire d’urgence mise en place par les associations, qui alertent depuis plusieurs mois sur la précarisation de ces travailleurs et la nécessité d’une réponse politique.

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