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REPORTAGE – À la Clinique des Grangettes, la protection civile retrousse ses manches avec le sourire

De droite à gauche: Steve Matthey-Henry, chef d’intervention, Julien Thorens, astreint, Stéphane Barbat, commandant de l'ORPC Seymaz et Maud Camp, co-responsable des urgences. | Heidi.news / Lorène Mesot

36 heures. C’est le temps qu’il a fallu à la protection civile pour monter un centre de gestion de flux et de dépistage pour les patients avec suspicion de Covid-19 à la Clinique des Grangettes. Depuis, une trentaine d’astreints s’y activent chaque jour, selon deux tranches horaires, pour accueillir les patients, gérer le flux, offrir une aide logistique et un soutien administratif. Entre les soignants, les sapeurs-pompiers volontaires et les astreints, une franche collaboration s’est installée. Aux Grangettes, les ORPC (organisation régionale de la protection civile) Seymaz et Voirons misent avant tout sur la motivation des astreints à mettre la main à la pâte, avec résultat.

Pourquoi c’est intéressant. C’est la première fois, depuis sa création en 1963, que la protection civile est appelée en renfort dans un contexte de crise sanitaire. Un crash-test pour l’organisation, récemment pointée du doigt après la reprise de la gestion de l’ORPC Genève-Ville par le canton et son retrait de l’engagement contre le coronavirus, le 16 avril, pour graves manquements dans la gestion des astreints. Aux Grangettes, soignants, astreints et responsables dénoncent des cas faisant figures d’exceptions. Pour eux, cette image faussée de la protection civile ne doit pas être le souvenir qui restera dans les mémoires après la crise.

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