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Vers une indemnisation de tous les travailleurs, même sans-papiers, à Genève

Samedi 23 mai, 2900 colis alimentaires ont été distribués aux Vernets. | Keystone/ Martial Trezzini

Le réveil a été tardif, la gestation lente au vu de l’urgence, mais le résultat est inédit. Le Conseil d’Etat genevois propose une indemnité financière unique à hauteur de 80% de la perte de revenus de tous les travailleurs du canton, quelle que soit leur situation légale et leur activité professionnelle. Valable entre le 17 mars et le 16 mai, cette compensation s’applique à toute personne résidant à Genève depuis une année et ayant exercé une activité lucrative lors des trois mois précédant le semi-confinement décrété par le Conseil fédéral. Entre 1500 et 3500 personnes pourraient en bénéficier.

Pourquoi c’est important. Des milliers de personnes ont enregistré une perte brutale de tout ou partie de leurs revenus. Les failles du dispositif de la Confédération sont multiples et affectent en particulier les employés du marché gris du travail, dans l’économie domestique, la construction ou la restauration, mais aussi d’autres catégories, tels les chauffeurs Uber ou les artistes. Ces dernières semaines, la forte affluence observée lors des distributions de colis alimentaires a marqué les esprits, la misère invisible de cette cité prospère attirant même l’attention de médias internationaux.

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